Le projet de la réforme profonde et globale du système de justice puise ses référents de la constitution du Royaume qui a consacré le principe d’une justice indépendante des pouvoirs législatif et exécutif et renforcé son rôle en matière de protection des droits et libertés des individus et des groupes. Il puise également ses référents des hautes orientations de Sa Majesté Le Roi qui accordé une importance particulière à la question de la justice dans ses discours, ainsi que de la déclaration gouvernementale qui a placé la réforme profonde et globale de la justice au premier rang des priorités du programme gouvernemental de réformes.
L’intérêt accordé à la question de la réforme de la justice, découle du rôle vital que joue la justice dans l’édification démocratique, la consolidation de la stabilité sociale, le renforcement du développement économique et la protection des droits et obligations des citoyens et des opérateurs économiques et sociaux.  Cet intérêt découle également du fait que la justice demeure un ultime recours pour préserver les droits et libertés et garantir leur exercice effectif, réaliser la sureté judiciaire, consacrer la suprématie de la loi et consolider la confiance à même d’encourager l’initiative et l’investissement.  
Le projet de réforme de la justice entend associer les différentes potentialités à la responsabilité de réforme de ce secteur dans notre pays, qu’il s’agisse des acteurs du secteur comme les magistrats, les greffiers, les avocats, les notaires, les substituts, les experts …ou des associations  de la société civile actives dans le domaine. Il vise à parvenir à un consensus social autour de la réforme de la justice, de manière à dresser une feuille de route pour le chantier, dans le cadre d’une approche participative et inclusive érigeant la réforme de la justice en centre d’intérêt pour l’ensemble des composantes de la société.
L’installation par Sa Majesté Le Roi des membres de la Haute Instance du dialogue national sur la réforme de la Justice, le 8 mai 2012 à Casablanca, est une étape fondamentale de ce processus de réforme. Dans son allocution à cette occasion, le souverain a fixé comme objectif pour l’instance  « de mettre au point une charte nationale, avec des objectifs clairs, des priorités, des programmes et des moyens de financement précis et des mécanismes de mise en œuvre et d'évaluation rigoureux ». Le souverain a également indiqué avoir « veillé à ce que la composition plurielle de la haute Instance englobe toutes les institutions démocratiques et les secteurs gouvernementaux et judiciaires et reflète une représentation conséquente de la société civile et des différentes organisations qualifiées, concernées par la réforme du système judiciaire ».

•    Consolider la confiance et la crédibilité d’une justice indépendante, intègre et efficiente et renforcer son rôle dans la garantie de l’exercice des droits et libertés et dans la mise en place des conditions du procès équitable
    •    Faciliter l’accès des citoyens à la justice et au droit, renforcer la transparence et la qualité des prestations judiciaires et garantir la diligence des procédures
    •    Mettre à niveau le système judiciaire et le moderniser au service du citoyen et des exigences du développement