» Nomination par le Roi
Le Roi nomme le Premier ministre et les autres membres du gouvernement sur proposition
de ce dernier. Il met fin à leurs fonctions, soit à son initiative soit à la suite
de la démission du gouvernement (art.24).
» Conseil des ministres
Le Roi préside le Conseil des ministres (art.25).
» Investiture
Le gouvernement est responsable devant le Roi et devant le Parlement.
Après la nomination des ministres par le Roi, le Premier ministre se présente devant
chacune des deux Chambres pour y exposer son programme.
Ce programme fait l'objet d'un débat devant chacune des deux Chambres.
La Chambre des représentants peut rejeter à la majorité des membres la composant
le programme du Premier ministre et entraîner ainsi la démission collective du gouvernement
((art.60)
et (art.75)).
Les rapports du Premier ministre avec le Roi et le Parlement
» Le vote de confiance
Le Premier ministre peut engager la responsabilité du gouvernement devant la Chambre
des représentants sur une déclaration de politique générale ou sur le vote d'un
texte. Si la confiance était refusée ou le texte rejeté à la majorité des membres
composant la Chambre des représentants, le gouvernement doit démissionner (art.75).
» La motion de censure
La Chambre des représentants peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement
par le vote d'une motion de censure. Une telle motion n'est recevable que si elle
est signée par au moins un quart des membres composant la Chambre.
Le gouvernement n'est renversé que si la motion de censure est adoptée par la majorité
des membres composant la Chambre des représentants (art.76).
Les rapports du Premier ministre avec le Roi et le Parlement
» Avertissement et censure
La Chambre des conseillers peut avertir ou censurer le gouvernement.
Le texte d'avertissement doit être voté par la majorité des membres de la Chambre
des conseillers. Dans un tel cas, il est immédiatement adressé par le Président
de la Chambre des conseillers au Premier ministre qui dispose d'un délai de six
jours pour s'expliquer. La réponse gouvernementale est suivie d'un débat sans vote.
Pour être recevable, la motion de censure doit être signée par un tiers au moins
des membres composant la Chambre des conseillers. Elle doit ensuite être approuvée
à la majorité des deux tiers des membres de cette Chambre. L'adoption de la motion
de censure entraîne la démission collective du gouvernement (art.77).